Les tendances du digital en 2025.

Dans un contexte de transformation numérique accélérée et un environnement technologique en constante évolution, les entreprises françaises sont confrontées à des enjeux croissants de sécurité, de performance et de résilience digitale. Voici un extrait de 8 grandes tendances pour 2025.

Tendances 2025 :
La
Digitalisation
En
Chiffres

Source : Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique 2025.

L’enquête* menée auprès de 500 entreprises françaises dresse un état des lieux précis de leur rapport à la transformation numérique. En croisant les perspectives de fonctions clés : Dirigeant, Direction Administrative et Financière, et Direction des Systèmes d’Information.

Deux évolutions majeures caractérisent cette vague 2025. D’une part, l’intégration des ETI aux côtés des PME. D’autre part, l’analyse sectorielle approfondie sur quatre secteurs phares : Services, Commerce, Industrie et Construction.

*Méthodologie – Étude réalisée par Occurrence (groupe IFOP) entre le 23 juillet et le 15 septembre 2024 auprès d’un échantillon de 500 répondants issus de PME et d’ETI françaises et autour de 85 questions.

Sérénité

Tout à fait sereins et plutôt sereins : PME : 87,3% – ETI : 88%

Dans leur ensemble, les entreprises se déclarent sereines face aux enjeux numériques. Même dans un environnement marqué par des inquiétudes croissantes autour de la cybersécurité, de la gestion des données et des nouvelles réglementations.

La transformation numérique : une opportunité ?

Plus de 60 % des entreprises ne considèrent pas la transition numérique comme une simple opportunité, mais plutôt comme une nécessité.

Cette année, le baromètre met en lumière un paradoxe. Bien que la transformation numérique soit largement reconnue comme une nécessité, de nombreuses entreprises peinent encore à en saisir pleinement les opportunités. Et tout particulièrement dans les secteurs à forte inertie, comme l’Industrie et la Construction.

Les freins à la transformation numérique

Le frein n°1, cité par 49% des répondants, est la résistance des employés à adopter des nouvelles technologies.  Viennent ensuite, à égalité, les coûts initiaux trop élevés et un ROI incertain pour 45% des personnes interrogées.

Or, ces freins mettent en avant une insuffisance des bénéfices perçus de la transformation numérique. Ainsi, même si les entreprises reconnaissent son importance, elles restent freinées par des aspects humains et financiers, révélant une inertie structurelle face au changement.

des entreprises estiment que la transition numérique est une nécessité.
des dirigeants considèrent que le passage au numérique est trop coûteux.
reconnaissent ne pas avoir le budget suffisant pour pouvoir passer à la digitalisation.

Des PME sans stratégie de cybersécurité

L’étude révèle que 42% des répondants des PME n’ont pas de stratégie formalisée. Quant aux ETI, 37% d’entre elles n’ont pas encore agi en ce sens.

Côté secteurs, 41% des répondants de l’Industrie déclarent ne pas disposer de stratégie, et encore moins pour la Construction avec 29%. Alors que, côté fonctions, seulement 34% des dirigeants déclarent avoir adopté une stratégie de cybersécurité.

Ces résultats sont préoccupants car ils peuvent fragiliser les entreprises face à certains risques. Dont les cyberattaques, les ransomwares ou les violations de données.

Les principales ressources manquantes

L’étude met également en lumière les trois principaux freins à la transformation numérique. Les contraintes financières, les lacunes en compétences et le manque de temps :

  • Les budgets insuffisants : cités par 39 % des répondants
  • Le manque de compétences et d’implication des équipes : 30 %
  • Le temps, ressource rare et précieuse : 25 %

Les acteurs de la transformation numérique

Les entreprises s’appuient sur différents partenaires pour mener à bien leur transformation numérique. Voici les 5 intervenants les plus fréquemment sollicités :

  • Le DSI ou une ressource interne : plébiscité par 43 % des répondants, il reste l’interlocuteur privilégié.
  • Le revendeur (29 %) et l’intégrateur (28 %) : deux acteurs clés pour la mise en œuvre des solutions.
  • L’expert en solutions métier : consulté par 25 % des entreprises.
  • Le fournisseur de solutions bureautiques et l’opérateur télécom local : chacun mentionné par 15 % des répondants.

Quand l’éco-responsabilité numérique peine à s’imposer

Bien que les discours sur le Green IT et la sobriété numérique soient de plus en plus présents, les entreprises restent réticentes à payer davantage pour des solutions écologiques.

En 2023, 49% des entreprises étaient prêtes à payer plus pour être plus écologiques dans leur usage des technologies.

En 2024, ce pourcentage baisse à 34%. Cela révèle une réticence accrue à investir dans des solutions plus coûteuses pour des raisons écologiques, et un manque de visibilité ou de connaissance sur l’impact environnemental du numérique.

L’IA : un potentiel sous-exploité

Enfin, l’intelligence artificielle est perçue comme une opportunité majeure pour 50 % des entreprises. Mais son développement reste freiné par des compétences internes limitées et une certaine réserve des dirigeants.

En effet, ces derniers, bien que conscients du potentiel de l’IA pour automatiser des tâches et améliorer la productivité, hésitent à investir faute de visibilité sur les retours sur investissement (R.O.I).


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